Bonjour à tous, je suis content de vous retrouver ce matin pour vous parler de l’histoire des tricoteurs de Clamart. En effet, je vous le répète depuis que vous me connaissais avec le fait que dans les années 60, il y’avait plus de 250 fabricants de tricots à Clamart et environs. Plus de 90% d’entre eux étaient d’origines arméniennes (avec des noms de famille se terminant par IAN, c’est comme ça qu’on les reconnait).
Vous allez me dire mais pourquoi Clamart et pourquoi que les français d’origines arméniennes ? C’est là que ça devient intéressant. En 1915, des milliers d’arméniens, victimes d’un génocide fuient leur territoire et vont s’installer dans le monde ou ils peuvent. Beaucoup d’entre eux arrivent à Marseille entre 1918 et 1920 et certains d’entre eux montent jusqu’à la région parisienne. A cette époque, Renault était en plein développement et recrutent des milliers d’ouvriers tous les jours. Les arméniens sont envoyés ainsi dans ces zones d’activité pour y travailler. Beaucoup d’entre eux sont installé à Issy les Moulineaux, puis dans les années 40, quelques-uns d’entre eux se mettent à faire des vêtements et à tricoter. A cette époque dans le centre de la capitale, il y avait le sentier parisien formé par un triangle à Saint-Denis. A cette époque, des fabricants de prêt à porter et de tricots fabrique des vêtements et les livrent dans le sentier tous les jours à des grossiste vendant leurs produits à des boutiques venues du monde entier. Quelques arméniens à Issy les Moulineaux commencent à acheter leurs premières machines à tricoter pour vendre leurs pulls aux grossistes.
La communauté arménienne alors se passe le mot et d’en plus en plus d’entre eux commencent à acheter des machines à tricoter et devenir fournisseurs pour le sentier jusqu’à s’étendre à Vanves, Issy les Moulineaux, chatillon et surtout Clamart. Leur développement est apparu vers les années 60 jusqu’à atteindre plus de 250 entreprises opérant dans la fabrications de tricots. C’était une période fast et il y’avait du travail pour tout le monde, tout le monde se connaissait et tout le monde travaillait avec les mêmes clients et ça se passait très bien. Au meilleur moment, tous réunis pouvaient fabriquer 100 000 pièces par jour.
par Melik Baratian

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